« Sur les rotules » à 19 h : ce que les soignantes ne se disent pas entre elles
Dans les services, tout le monde dit que ça va. Sur les forums, les soignantes racontent autre chose. Et une partie de ce qu'elles vivent le soir peut changer dès la prochaine garde. Plus de 17 000 soignantes ont déjà fait ce choix.
Elle a écrit son message un après-midi de juin, sur le forum d'infirmiers.com. Elle travaillait depuis trois ans en 12 heures, dans un service de médecine.
« Je finis mes journées sur les rotules, en pleurs sur le chemin du retour... Bref je me sens un peu nulle car j'ai l'impression d'être la seule du service à ramer. »Une infirmière en service de médecine, forum infirmiers.com
Ses collègues, elles, lui disaient toutes que les 12 heures, c'était très bien. Qu'on pouvait s'organiser. Qu'on avait plein de repos.
En quelques heures, d'autres infirmières lui ont répondu. Et leurs réponses disent quelque chose que beaucoup de soignantes pensent sans jamais le dire au vestiaire.
« Travail en 12h et épuisement »
« Non tu n'es pas la seule. [...] Passée la 8e ou 9e heure je n'étais plus capable de réfléchir correctement. [...] Déjà le 3e jour je suis un zombie dès le matin. »
« Entre ce qu'elles disent et ce qu'elles vivent, il y a peut-être un écart, déni, ego, tabou ? »
« Dès que j'évoque la dureté du travail en 12h, changement d'attitude total, d'un coup tout va bien ! »
« Au tout début, tous ces jours de repos en plus cela semblait merveilleux ! J'ai mis plus d'1 an à réaliser que je m'épuisais littéralement. »
Le tabou des 12 heures
Beaucoup de soignantes ont choisi les postes de 12 heures, souvent pour venir moins souvent et avoir plus de jours de repos. C'est justement pour ça qu'il est difficile de s'en plaindre : on a voulu ce rythme, alors on ne dit pas qu'il épuise.
En réalité, la garde de 12 heures en fait souvent 13, entre la pause qu'on ne prend pas vraiment et les transmissions qui débordent. « Entre les sonnettes, les visites des médecins et les réunions qu'on nous impose entre 12 h et 14 h, la pause repas n'est en rien une pause où l'on peut respirer », raconte la même infirmière.
Résultat : on serre les dents, et on se dit que c'est soi qui ne tient pas.
Vous n'êtes vraiment pas la seule
- Les troubles musculo-squelettiques sont la première cause d'arrêt de travail chez les soignants, et les aides-soignantes et infirmières sont parmi les plus touchées.
- 23 à 55 % des infirmières ont mal aux pieds ou aux chevilles selon les études, et le mal de dos touche jusqu'à 71 % d'entre elles.
- Une infirmière parcourt 5,8 à 9,6 km par poste.
Sources en bas d'article.
Ce que la fin de garde fait au corps
La fatigue d'une garde, personne ne peut l'effacer. Mais elle se mélange avec autre chose, qui n'a rien à voir avec votre résistance : ce que votre corps a encaissé pendant 12 heures debout.
Les pieds
Debout et presque immobile, on écrase la mousse de ses chaussures au même endroit pendant des heures. Elle se tasse, et vers la 6e heure, elle n'amortit presque plus. La voûte n'est plus tenue, la plante du pied brûle, le pied gonfle et se retrouve serré.
Les jambes
À chaque pas, la plante du pied et le mollet fonctionnent comme une pompe qui fait remonter le sang vers le cœur. Quand on piétine sur place, cette pompe tourne au ralenti : le sang stagne, les jambes deviennent lourdes, les chevilles gonflent en fin de journée. Une chaussure trop rigide ou trop serrée gêne encore plus ce mécanisme.
Le dos
Quand le pied n'est plus ni amorti ni tenu, les chevilles, les genoux puis le bas du dos compensent. C'est pour ça qu'on finit souvent la journée avec « tout » : les pieds, les jambes, le dos.
« Quand je rentre chez moi, j'arrive tout juste à marcher !! »Une aide-soignante, groupe Facebook « aide soignant(e) », 2026
On ne choisit pas son planning. On choisit ce qu'on a aux pieds.
Le nombre de résidents, les sonnettes, les rappels sur les jours de repos : tout ça, vous ne le décidez pas. Mais ce que vous portez aux pieds pendant 12 heures, si. Et c'est une partie importante de ce que vous ressentez à 19 heures.
Ce qui use
- Une mousse qui s'écrase en milieu de garde
- Un pied qui flotte ou qui serre
- Une chaussure qui ne respire pas
- Des jambes laissées sans soutien
Ce qui soulage
- Un amorti qui tient jusqu'au soir
- Un pied tenu, avec de la place à l'avant
- Une maille qui respire
- Des chaussettes de compression pour les jambes
La Staneo Pro, et un kit pensé pour les jambes

La Staneo Pro est une basket conçue pour les soignantes qui ne s'assoient jamais. Pas pour courir, pas pour se promener : pour tenir une garde.
- Un amorti épais avec une bulle d'air sous le talon — conçu contre la fasciite plantaire.
- Un maintien de la voûte, pour finir le service sans boiter.
- Un avant-pied large pour les oignons (hallux valgus) et les pieds qui gonflent en fin de journée.
- Réduit la pression sur les genoux et le dos grâce à l'amorti et au maintien de la voûte.
- Une maille légère et respirante, et une semelle stable sur sol humide.
- 8 coloris, dont le blanc.
Et pendant l'offre d'automne, elle est livrée avec le Kit Garde, où chaque cadeau a un rôle :
- Les chaussettes de compression soutiennent les jambes et aident le sang à remonter, pour des jambes moins lourdes le soir.
- Les semelles confort ajoutent une couche d'amorti, ou équipent votre deuxième paire si vous alternez.

Le soir où l'on ne rentre plus sur les rotules
Quand ce qui venait des pieds et des jambes s'en va, beaucoup de soignantes décrivent des soirées différentes.
Et quand une collègue demande « ça va ? », on n'a plus besoin de mentir.
Prendre soin de soi n'est pas un luxe
Les soignantes passent leurs journées à s'occuper des autres. Penser à leurs propres pieds leur paraît souvent secondaire, presque égoïste. C'est pourtant ce qui leur permet de tenir, garde après garde, et année après année.
« Prends soin de toi avant les autres... bon courage. »Le conseil d'une infirmière de réanimation à une collègue, forum infirmiers.com
Vos pieds vous portent 12 heures par jour. Ils méritent la même attention que vous donnez à vos patients.
Elles aussi pensaient que c'était « normal »
« Je pesais ma douleur contre celle de mes résidents — comme si la mienne comptait moins. La Staneo Pro ne résout pas les 12 h, mais depuis que je la porte, je ne pleure plus dans la voiture en rentrant. »
« 52 ans, 30 ans de soins, et je pensais que mes pieds étaient fichés. Après deux semaines avec la Staneo Pro, j'ai refait une rando le week-end. Je ne l'avais pas fait depuis des mois. »
« Mon premier stage de 12 h en chirurgie, je serrais les dents à partir de 14 h. Une IDE m'a prêté sa paire de Staneo Pro pour une garde — le lendemain, j'ai commandé les miennes. »
« Aide-soignante de nuit depuis 8 ans. Le matin, je ne pouvais plus poser le talon par terre. Dès la deuxième garde avec la Staneo Pro, la brûlure sous le pied avait disparu. »
Essayez-la pendant vos vraies gardes
- 45 jours pour l'essayer en conditions réelles.
- Les paires portées au travail sont reprises, tant qu'elles sont propres et sans dommage anormal.
- Échange de taille gratuit : la nouvelle paire part sans attendre le retour de la première.
Questions fréquentes
Les chaussettes de compression sont-elles confortables avec cette chaussure ?
Oui. La maille respirante de la Staneo Pro limite la transpiration, qui est le reproche le plus fréquent quand on porte des chaussettes de compression toute la journée.
Comment choisir ma pointure ?
Prenez votre pointure habituelle, du 36 au 45. En cas de doute, l'échange de taille est gratuit.
Existe-t-elle en blanc ?
Oui, et en 7 autres coloris : noir, noir intégral, rose et gris, bleu et rose, rouge, rose, violet.
En combien de temps vais-je la recevoir ?
Préparation sous 24 heures ouvrées, puis livraison en 3 à 5 jours ouvrés, avec suivi. La livraison est offerte.
Et si elle ne me convient pas ?
Vous avez 45 jours, même si vous l'avez portée au travail.
Ce soir, peut-être, vous resterez encore deux minutes dans la voiture avant de démarrer.
Ce n'est pas vous qui ne tenez pas. Et ce n'est pas une fatalité non plus.
Références
Forum infirmiers.com, « Travail en 12h et épuisement », 2018.
Réussis ton IFSI, « Baskets ou Crocs : guide des chaussures pour infirmier(e)s », 2026. reussistonifsi.fr
Lerebourg L. et al. (2020). The effects of shoe type on lower limb venous status during gait or exercise: A systematic review. PLoS ONE, 15(11).
Bernardes R.A. et al. (2023). Foot and Ankle Disorders in Nurses Exposed to Prolonged Standing Environments: A Scoping Review. Workplace Health & Safety, 71(3).
Citations : forum infirmiers.com et groupes Facebook publics de soignantes.